The 90′s queens # 1 : Claudia Schiffer

Je vous parle d’un temps où les top models chaloupaient méchamment leurs corps de déesses sur les podiums, d’un temps où on les admirait tout autant que les vêtements qu’elles portaient, d’un temps où les adolescentes avaient pour référence des femmes en pleine santé, minces mais dotées de courbes (naturelles). D’un temps où même les plus francs sourires avaient droit de cité lors des défilés (si, si, je vous jure).

I’m talking about a time when supermodels moved their goddesses’ bodies on the catwalks, a time when they were admired as much as the clothes they wore, a time when girls had as a reference women in good health, thin but with (natural) curves. A time when even the most outspoken smiles were allowed during fashion shows (yes, I swear).

Claudia Schiffer, Chanel, 1995.

Claudia Schiffer, Chanel, 1995.

Claudia Schiffer est née le 25 août 1970 à Rheinberg, Allemagne. Son père est avocat et elle envisage dans un premier temps d’embrasser cette carrière, mais elle est repérée par le président de l’agence Metropolitan models dans une boîte de nuit, en 1987.

Claudia Schiffer was born August 25, 1970 in Rheinberg, Germany. Her father is a lawyer and she first was supposed to follow this career, but she was spotted by the president of the Metropolitan models agency in a nightclub in 1987.

Claudia Schiffer, Chanel WS, 1996.

Claudia Schiffer, Chanel WS, 1996.

S’ensuit une ascension fulgurante qui la mène à Paris où son minois Barbie-Bardot fait des ravages et la propulse en couverture de plus de 500 magazines internationaux, record jamais égalé par les autres tops de la même période.

Follows a meteoric rise that takes her to Paris where her Barbie-Bardot minois wreaks havoc and pushes her on the covers of more than 500 international magazines, an unmatched record by other tops in the same period. Continue reading

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C’est qui le patron ?

Samari Markovitch et son frère Samuel avaient créé l’usine de tissu La Soie de Paris en 1925. Plus tard la fille de Samari, Natacha, a repris l’affaire avec son mari Etienne Levy. Ils l’ont énormément développée et commencé à fournir en jersey, une nouveauté pour l’époque, les jeunes créateurs de la ville. Natacha Levy se souvient.

Samari Markovitch and his brother Samuel had created the tissue fabric La Soie de Paris in 1925. Later, Samari’s daughter, Natacha, took it over with her husband, Etienne Levy. They began to provide in jersey, a novelty for its time, the young creators of the city. Natacha Levy recalls.

Patron Issey Miyake, 1987.

Patron Issey Miyake, 1987.

En 1987, un soir qu’Issey Miyake dînait à la maison, je lui ai suggéré de dessiner un patron pour « La Soie de Paris ». Cette idée l’a tout de suite enthousiasmé et il nous a proposé un ensemble trois pièces magnifique. Continue reading

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Glagla

Directrice de création pour Comptoir des Cotonniers depuis 2011, Delphine Ninous a également travaillé pour Christian Lacroix (responsable de collection ligne Bazaar), Isabel Marant (assistante styliste) et Diane Von Furstenberg (styliste). Delphine se souvient.

Creative director for Comptoir des Cotonniers since 2011, Delphine Ninous also worked for Christian Lacroix (responsible for “Bazaar” collection), Isabel Marant (assistant designer) and Diane Von Furstenberg (designer). Delphine recalls.

Les premiers modèles sur lesquels j’ai travaillé pour Isabel Marant étaient les manteaux « cocoon », pour la collection hiver 2006. Je les adorais. Le plus marquant dans la manière dont Isabel nous faisait travailler était que nous ne faisions pas que dessiner : nous devions réaliser des ébauches de prototypes nous-mêmes afin de lui soumettre nos idées. Une semaine seulement après mon arrivée, j’ai dû fabriquer des chaussures en cuir. La situation était assez improbable, je n’aurais jamais imaginé dans ma vie faire cela, installée sous une machine à coudre qui n’était pas du tout prévue à cet usage. C’était une expérience très enrichissante.

The first models on which I worked for Isabel Marant were the “cocoon” coats,  for the winter collection 2006. I loved them. The most striking in the way Isabel made ​​us work was that we did not only draw : we had to make real prototypes ourselves in order to submit our ideas. Just a week after my arrival, I had to make leather shoes. The situation was quite unlikely, I never imagined in my life to do that, installed under a sewing machine which was not at all provided for this purpose. It was a great learning experience.

Isabel Marant, Women Ready to Wear, winter 2006. Manteau "cocoon".

Isabel Marant, Women Ready to Wear, winter 2006. Manteau "cocoon".

Comme je faisais une taille 38, j’essayais parfois des prototypes qui sortaient de l’atelier. Continue reading

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Coucou

Les traditions de M. Saint Laurent. Chroniques d’un photographe de défilés, Yannis Vlamos.

Mr Saint Laurent’s traditions. Chronicles of a fashion photographer, Yannis Vlamos.

Hôtel Intercontinental, salon Aiglon, Paris. Saint Laurent y clôturait la semaine de la Haute Couture le mercredi matin, comme à chaque saison. Il avait 3 défilés : un pour ses clients, un pour la presse et un pour les « petites mains » (ses précieuses couturières). Le décor était toujours fait de compositions florales, les chandeliers étaient si bas que certains mannequins devaient les contourner…

Intercontinental Hotel, ” salon Aiglon “, Paris. Saint Laurent was ending the haute couture fashion week on Wednesday morning, as every season. He had three fashion shows : one for his clients, one for the press and one for the ” little hands ” (his precious seamstresses). The setting was always made of floral arrangements, chandeliers were so low that some models had to go round them …

Yves Saint Laurent, haute couture, hiver 1998. Photo : Yannis Vlamos

Il travaillait toujours en blouse blanche, qu’il portait également pendant les défilés. A chaque show, il entrouvrait une porte qui lui permettait d’observer discrètement. C’était son rituel. Continue reading

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